"Adieu mes jolies" de Jean Paul Nozière

Alix-Alix, détective malgré lui, débarque à Sponge pour y chercher le nombril en diamant de Sainte-Radegonde, caché quelque part dans un des vieux murs en démolition de l'Institution des 421.
Dirigée par l'excentrique et sympathique Sam Spade, elle est occupée par d'étranges gamins à qui personne ne confierait son chat. Pourtant, les chats meurent et les cadavres de femmes s'amoncellent. La chasse au trésor se soldera par cinq cadavres supplémentaires et la fin... explosive... prouvera que le tango peut être une danse dangereuse.

Un roman noir parodique dont l'intrigue échevelée nous fait découvrir de doux dingues : gosses fêlés, enseignants frappés, chercheurs allumés. De quoi rire de bon cœur... qui s'en plaindrait?

Éditions Syros/Rat noir - mars 2007

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Quelques critiques...


Voici une parodie décapante de roman noir signée par un virtuose de la littérature policière, le Français Jean-Paul Nozière. Selon la rumeur, l'Institution des 421 cacherait une précieuse statuette. Attiré par le trésor, le jeune Alix Alix décroche un poste de surveillant dans cet orphelinat. Mais Alix Alix est très vite mêlé à une sombre affaire de meurtres, sur laquelle plane l'ombre du terrible Homme-Dynamite. Mêlant frissons et humour, l'auteur compose un univers au ton décalé, rythmé par une galerie foisonnante de personnages, inquiétants, excentriques ou attachants.
Vogue, le 6 juin 2007

Dans ce roman foisonnant et baroque, le lecteur suit avec plaisir les tribulations du jeune Alix Alix (A. A.). Embarqué à contrecoeur dans une chasse au trésor improbable, le voilà confronté à une série de situations impossibles. Détective malgré lui, A. A. débarque à Sponge pour y chercher le nombril en diamant de sainte Radegonde, une statuette cachée dans l'un des vieux murs en démolition de l'institution des Inquiétants 421, dirigée par l'excentrique et sympathique Sam Spade. Mais un bulldozer ne tarde pas à mettre au jour un premier cadavre...
Revue des Parents - septembre 2007

- Alix. Je m'appelle Alix Alix. (...) Une combinaison pratique. Mes amis utilisent mon prénom, mes ennemis mon nom et finalement tout le monde est content." Voilà comment se présente le héros de cette histoire loufoque. Il est envoyé en mission par une italienne à l'accent espagnol, Belle Bonifaci, pour récupérer un trésor. Seulement tout le monde est sur le coup après un article paru dans un journal national. Il va donc devoir infiltrer les lieux, cet institut des 421, peuplé de jeunes garçons paumés mis au banc de la société. En se faisant passer pour un pion il va croiser i le directeur Sam Spade, pseudo pour l'écriture de polars qui ne marchent pas, et aussi un responsable du seul hôtel du coin toujours prêt à ouvrir son bar. Seulement un fou rôde dans l'établissement, et il semble être lié à la découverte d'un monceau d’ossements lors des fouilles pour le trésor caché. Alix saura-t-il être le plus rapide et le plus malin ? Réédition d'un livre paru aux éditions du Seuil, dans la collection Fiction pour ados en 1998. Polar satyrique qui joue avec les codes et les héros du genre, on y retrouve des belles pépées, une enquête, des personnages secondaires complètement allumés et un psychopate qui aime le tango. Un moyen idéal de découvrir le roman noir, en passant par la petite porte afin d’avoir la curiosité d’aller ouvrir la grande.
L'OURS POLAR - juin 2007

  Tango noir«On a tous pris l'habitude de ces rendez-vous un peu noirs avec Jean-Paul Nozière, qui nous emmènent à chaque fois ou presque dans une petite commune de Côte-d'Or, Sponge, où il se passe souvent des choses bien étranges. Le voilà qui récidive, avec cet humour un peu grinçant qui est sa signature.
Nous sommes donc cette fois-ci à Sainte-Radegonde, une institution privée où sont rassemblés les élèves un peu abandonnés par leurs parents, un peu rebelles et pas vraiment passionnés par leurs études. Mais cette école a une autre particularité : on dit qu'un trésor y est caché, une statuette en argent ornée, au coeur du nombril, d'une pierre précieuse.
De quoi attirer touristes et chercheurs de tout poil. Un peu comme Alix Alix, amoureux fou des beaux yeux -et du reste- de Bella Bonifaci, et qui vient là en mission : s'il découvre le trésor, il trouvera la femme. Il se fait donc engager comme surveillant par le directeur un peu déjanté de cette école, Sam Spade. Du moins ce dernier se fait-il appeler ainsi quand il écrit -c'est sa passion- de romans policiers qui lui permettent d'oublier. C'est là que tout se noue, et tout se dénoue. Car si Jean-Paul Nozière rit de tout, et surtout de lui-même, il ne se moque pas de son lecteur et lui offre un vrai roman policier, rondement mené. Avec cadavres, psychopathe, tango obsédant, intrigue et dénouement surprenant. Avec aussi des personnages qui prennent au fil des pages une dimension à la fois dérisoire et pathétique qui nous ramène à la vie.»
Jocelyne Rémy. Le Bien Public, le 30 avril 2007

  Avec Adieu mes jolies, Jean-Paul Nozière mélange les genres et les romans. De Raymond Chandler - Adieu ma jolie - à Dashiell Hammett - avec son héros Sam Spade et une statuette qui rappelle beaucoup le fameux Faucon maltais -, ce sont aux plus grands classiques du roman noir qu’il est fait référence. Humour et absurde se côtoient dans l’irréelle ville de Sponge, qui n’avait sûrement jamais connu un tel cataclysme. Quant à Bella Bonifaci, la femme fatale que l’on se doit de mettre dans tout bon roman policier, il reste à savoir si elle est issue de l’ imagination très fertile de A. A. ou si elle existe en chair et en os. Et ça, même Jean-Paul Nozière ne le sait pas ! Adieu mes jolies est à lire à partir de 14 ans.
Chronique de Julien Védrenne sur le site du Litteraire.com

«Nozière nous livre là un roman noir, parodique, fort drôle, peuplé d’une galerie de dingues très jubilatoires, et bourré de clins d’œil et de réflexions amusantes sur l’éducation. On s’amuse bien...»
Inter Cdi

«...le ton est donné d’un polar parodique où Jean Paul Nozière manipule avec virtuosité tous les ingrédients du genre pour jouer à la fois d’une atmosphère inquiétante et sordide et de la dérision.»
Revue des livres pour enfants

«Jetez cela en pâture à vos adolescents, dès quinze ans, ils ne sauraient que vous en remercier pour cette verve et ces bons moments généreusement dispensés par un Nozière en pleine ébullition.»
Griffon

 

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