Billi Joe, de Jean-Paul Nozière

À force de rêver au pays de l'Oncle Sam, Romain Lheureux en oublierait presque que la ville où il végète pue le légume bouilli et que son RMI suffit tout juste à entretenir son chenil. Non content de se faire appeler " Billi Joe ", il aide certains de ses concitoyens à trépasser à coups de machette sous l'œil intrigué de son chat Abimelec. Les " cultos " sont en émoi, la presse locale en crise, les pit bull de Billi, eux, prennent du poids. À part ça, il paraîtrait que l'Éternel écoute Carlos Gardel...
Quand le Rwanda fait de l'ombre à l'est de la France, le soleil ne brûle plus que pour les innocents...

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Quelques critiques

C'est l'histoire d'un mec qui picole pas mal, qui élève des chiens et qui aime passionnément l'Amérique. Mais c'est surtout l'histoire d'un mec qu'on laisse dégringoler au fond du trou...Nozière en profite pour dresser le portrait vachard d'une petite ville de province débordant de fiel...Indiscutablement, ce mélange des genres réussit très bien à Nozière. (David Desvérité)  avoir-alire.com 

Une atmosphère très proche de celle des films de Chabrol, dans laquelle les rumeurs vont bon train et les médisances aussi. Mais l'auteur dresse surtout le portrait sensible et fort d'un paumé livré à lui même.  Journal "La Liberté"

Billi Joe est un roman d'une rare intensité. Non pas pour la découverte du meurtrier... mais pour cette espèce d'étouffement qui étreint le lecteur... On se croirait plongé dans un ouvrage co-écrit par John Steinbeck, Jim Thomson et Pierre Pelot. Une ambiance lourde du Sud, quasi rurale; un personnage déjanté, double d'un Lenny sorti Des souris et des hommes, en plus brutal... Un roman qui continuera de trotter dans la tête du lecteur comme une obsession.  La Tête en Noir

L’écriture de JP Nozière est très imagée, olfactive. [...] Après cette lecture on sait qu’il ne nous sera plus possible d’oublier les ravages d’un des plus grands génocides du XXe siècle. [...] mais il faut tout le talent d’un Jean Paul Nozière pour faire d’un assassin un type à qui l'on voudrait tendre la main, pour le sauver de sa folie meurtrière, parce qu’il est aussi une victime.  Cendrine Genin (Sitartmag.com)

Un roman noir, poignant, terriblement réaliste.  La voix du Nord

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