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Je suis né en 1943, dans le Jura. Mes parents étaient instituteurs.
La première conséquence de ce hasard de la vie a été que je me suis retrouvé
à l'école dès que j'ai su marcher. Il n'y avait pas de « nounou » dans le village
de trente habitants où je suis né. J'ai donc appris à lire très tôt et très vite.
Et je lisais très bien, ce qui me conduisait à lire avec « les grands », alors que
les enfants de mon âge lisaient des textes beaucoup plus simples. L'écrit
était omniprésent à la maison. J'ai toujours vu les journaux s'empiler sur le
buffet de la cuisine. Il y avait des livres partout. |

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La radio jouait un
rôle capital (la télévision apparaît quand j'ai 17 ans) : mes parents
commentaient l'actualité, nous l'expliquaient à mon frère et à moi,
si bien que la politique tenait une grande place dans les discussions de la maison.
J'ai toujours été abonné à un journal... si bien qu'aujourd'hui, quand je suis à
l'étranger, ne pas avoir de journaux à lire me rend nerveux ! Papa, pendant
ses vacances, lisait ou écrivait. Il a écrit des milliers de pages concernant
l'Histoire. Mes parents, aujourd'hui âgés de plus de 85 ans, ont été des
boulimiques de lectures. Tout ça laisse évidemment de fortes empreintes.
Mon frère et moi étions destinés à être enseignants, destin déposé dans
notre berceau le jour même de notre naissance ! Ce que nous sommes d'ailleurs
devenus. Après des études à la faculté des lettres de Dijon, j'ai été professeur
d'histoire géographie pendant environ dix ans (dont deux années en Algérie,
là où se situent Un été algérien et Le ville de Marseille), puis documentaliste
dans un collège pendant 25 ans (à Is-sur-Tille, côte d'or).
J'a commencé par écrire des nouvelles pour le journal de mon ancienne école
(Le Normalien Dijonnais). La première publiée (j'avais 23 ans) s'intitulait
« L'uniforme » : elle racontait -déjà !- une histoire se déroulant pendant
la guerre d'Algérie. Après ces nouvelles (et d'autres parues dans une revue
très confidentielle !), plus quelques critiques des films que j'allais voir,
je me suis arrêté d'écrire jusqu'à l'âge de 36 ans. J'avais très envie de me
lancer dans un roman... mais j'avais très peur de me jeter à l'eau !
Une rencontre, faite en 1979 avec une femme qui écrivait des histoires
pour enfants, a été déterminante : cette personne a tordu le cou à ma peur
et je me suis mis au travail. Mon premier récit est paru en 1979, dans un numéro
de J'aime lire.
Je ne suis plus documentaliste depuis septembre 2003 et je consacre donc tout mon temps à l'écriture de romans pour adolescents et de romans policiers pour adultes, soit à ce jour une soixantaine de titres publiés.
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