"Là où dort le chien" de Jean-Paul Nozière
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Un camping-car de huit mètres carrés. C'est là que vivent Miki, quatorze ans, et Jonas, neuf ans, avec leur mère, Mady. Mais le quotidien est illuminé par l'amour de Mady et son petit grain de folie. Et, surtout, il y a Mississippi. L'autre monde où les dimensions du réel explosent. Cette vaste demeure abandonnée où Jonas et Miki s'échappent et réinventent leur vie. Là, tout est possible. Place au rêve, aux sensations fortes et aux délicieuses frayeurs. Le pire, c'est Là où dort le chien... Éditions Gallimard -
collection scripto |
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Quelques critiques... |
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Rêver sa vie…Tous les enfants le font, en s’inventant des « on dirait que » qui transforment le paysage. Mais Miki et Jon ont un peu plus de raisons que beaucoup d’autres de se rêver un autre quotidien que les 8 m2 du camping-car qu’ils partagent avec leur mère. Aussi, attendent-ils que le soir tombe sur Mississipi, la belle demeure abandonnée qu’ils jouent à explorer, et sur son parc où les grands arbres deviennent des ombres démesurées dans le
couchant. Là, leur vie, d’ordinaire confinée, prend toute sa mesure. Sa démesure, même…Jean-Paul Nozière écrit là encore un roman plein de sensibilité, tissant des mots qui, eux-mêmes, tissent un destin aux petits héros. |
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Camping car et domaine joliment illustré dans les pages de garde sont alternativement les cadres fermés d'une histoire pleine de charme où le cœur et la pensée des protagonistes sont aussi généreux et inventifs que leur espace de vie est étriqué, nous rappelant avec tendresse et poésie que misère peut rimer avec gaieté et optimiste ! - Livralire |
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Nozière signe là un roman émouvant, où les lecteurs passent par une gamme de sentiments très étendue,
tout comme les personnages auxquels on s’attache très rapidement. Il éprouve une grande tendresse pour
Mady surtout, pour Jonas et Miki, et cela passe aussi dans l’écriture, simple, dépouillée, fluide, évidente.
Pourtant, Nozière parle de choses graves, difficiles, de l’exclusion, de la misère sociale, de l’indifférence aussi.
Mais jamais il ne tombe dans le misérabilisme ni l’apitoiement facile. Ses personnages, pourtant malmenés,
aiment la vie, aiment se raconter des histoires, s’inventer de beaux moments pour faire passer le reste.
Ils savent composer avec les difficultés, les contourner parfois, ils « empruntent » des chemins de traverse
et ils se projettent dans l’avenir. On aime aussi la manière dont on passe de la réalité étroite du petit camping-car
à la fiction de la belle maison refuge. On aime la manière dont ces trois-là se soutiennent et se font vivre les uns les autres.
Enfin, Nozière sème de nombreuses références à certains de ses livres, en particulier aux enquêtes de Slimane Rahali,
l’ex-policier d’origine algérienne et au père harki, qui promène son spleen et son mal de vivre dans un camping-car approximatif
(celui même que rachète Mady à une « jeune femme d’une beauté sidérante », la sœur de Slimane) en compagnie d’un chien nommé Bogart
(enterré dans le parc de Providence) et passant en boucle les CD de Lili Boniche, ce vieux chanteur algérois.
C’est avec beaucoup de peine que l’on apprend que Slimane et son chien sont morts ! Nozière a tué l’un de ses personnages les plus forts !
Peut-être parce qu’il devenait trop envahissant… Les enquêtes de Slimane sont publiées au Seuil,
dans la collection Point Policiers et chez L’Esprit des Péninsules. A lire absolument. |
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Un livre pour décrire la complicité entre un frère et une
sœur, un livre d'un optimisme à toute épreuve, un livre où l'on peut donner libre cours à notre propre imagination et découvrir une lueur d'espoir pour tous ceux qui vivent dans la misère. |
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…Avec délicatesse et habileté, le roman manipule le lecteur d’un monde de rêve à un autre, plus inquiétant, voire très noir…Mais le dénouement survient, heureux et généreux. |
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Cette histoire pleine de charme et de fantaisie crée un univers particulier où une atmosphère souvent étrange(l’univers poétique des enfants)côtoie un tableau social(vie dans la précarité)…L’écriture est fine,
tendre. On se laisse vite emporter par l’imagination des deux héros et le petit Jonas nous est bien sympathique. |
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Jean-Paul Nozière retranscrit à merveille les va-et-vient de la pensée des enfants, leur plongée dans une délicieuse schizophrénie heureusement sans conséquences….Un roman psychologique haletant ! - Ricochet |
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