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| Rencontres avec les lecteurs |
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J’en fais peu. Une douzaine par an. Ecrire nécessite du temps et une continuité dans le travail. Il me serait impossible de faire des rencontres durant deux ou trois jours pendant la semaine et d’écrire en « remplissant » les trous que me laisseraient mes déplacements. Pendant la première étape, « l’écriture-brouillon…le fameux premier jet ! », je dois impérativement être chaque jour dans mon bureau et ceci toute la semaine et semaine après semaine jusqu’à ce que le roman soit terminé. Une autre raison à cette (relative) rareté de déplacements : en conserver l’envie et le plaisir. Le matin, quand je monte dans ma voiture ou le train, pour aller dans un collège ou un lycée, je dois le faire en me disant « chic ! » Si j’assumais cette activité 50 fois par an, je le ferais en me disant « quelle barbe ! Enfin…Le travail d’un auteur est quand même d’écrire des livres, pas d’en parler. En vrac : - La personne qui me contacte doit connaître ce que j'ai écrit et donc me demande de rencontrer des lecteurs... parce qu'elle apprécie mes livres (au moins, quelques uns !) et non parce qu'elle a envoyé des lettres à une dizaine d'auteurs, au hasard, en sélectionnant ensuite les écrivains disponibles dans la période qui lui convient ! - J'exige que TOUTE la classe rencontrée lise le même titre. Bien entendu, cette exigence n'est pas limitative : ensuite, selon leurs désirs, les lecteurs peuvent prendre d'autres titres en plus du titre commun. Ce choix d'un même titre, socle du travail, est important. Comment prendre des exemples dans ses explications si la classe a fait des lectures dispersées ? Lorsque les lectures sont dispersées, Pierre attend de poser sa question sur son livre et il comprend la réponse, mais Paul qui a lu autre chose suit de loin... en attendant de poser sa question sur son bouquin. - Je souhaite que le professeur (ou documentaliste, ou bibliothécaire) me communique le titre du livre avant la rencontre. - Je ne rencontre jamais d’enfants d’écoles primaires et pas d’élèves de sixième non plus. Je préfère les grands. De la cinquième à…Pas de limites vers le haut. Je ne pense pas seulement à mes romans pour adultes. J’aime bien aussi parler de mes livres pour adolescents à des adultes…d’autant plus que plusieurs titres sont autant des lectures adultes qu’adolescentes. En ce qui concerne mes romans policiers pour les adultes, je conseille souvent aux professeurs de français ou documentalistes qui m’invitent de lire un titre (le dernier paru, par ex.) car cela peut nourrir leur travail auprès de leurs classes. - J'espère toujours, durant ces rencontres, que nous parlerons surtout du livre lu, d'écriture... (d'où la page sur ce site qui répond à des questions qui m'intéressent moins, mais que le lecteur peut se poser). Aborder l'intérieur d'un roman suppose évidemment un travail approfondi des adultes qui encadrent les lecteurs. - Je ne fais pas plus de trois rencontres par jour. La durée idéale est de 1 h30 par rencontre (ce qui laisse en réalité 1 h 15 de débat, le dernier quart d'heure servant aux dédicaces des livres). - Je ne rencontre pas plus d'une classe à la fois ( donc 30 à 40 lecteurs maximum). - Je refuse catégoriquement de répondre à certaines invitations libellées ainsi " votre roman x a été sélectionné pour un prix. Serez-vous disponible le x d' avril 200... pour rencontrer les lecteurs, si vous obtenez le prix?" Ce qui signifie que si l'auteur répond non, son livre est retiré de " la sélection ". S'il répond oui, et gagne " le prix ", il est invité en fait à rencontrer les lecteurs et là est le prix en question ! C'est une façon déguisée d'obtenir son déplacement à une date choisie et en aucun cas un prix ! Je réponds toujours que auteur présent ou pas présent, le gagnant doit être le meilleur roman et pas le roman écrit par un auteur présent ! Les conditions financières: Elles sont celles de la Charte des Auteurs et illustrateurs, à laquelle j'appartiens ou celles de la Maison des Écrivains, dont je suis également membre.
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